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Voyages en Europe et vers les pays tiers : le point sur la situation

Un mois après l’ouverture des frontières intérieures et quinze jours après l’élaboration de la première liste de pays tiers jugés « sûrs », l’Europe semble divisée et hésitante concernant la question des voyages.

Voyages en Europe et vers les pays tiers : le point sur la situation

Un mois après l’ouverture des frontières intérieures et quinze jours après l’élaboration de la première liste de pays tiers jugés « sûrs », l’Europe semble divisée et hésitante concernant la question des voyages.

Entre la volonté de ne pas aggraver les difficultés du secteur du tourisme et la crainte de voir l’épidémie du coronavirus redémarrer, les choix sont difficiles à faire. Résultat : chaque Etat semble fixer ses propres règles et une certaine cacophonie s’est installée. Pas de quoi encourager les touristes à franchir le pas dans un sens comme dans l’autre.

Avec les pays non-européens

Quinze jours après sa mise en place, la liste européenne des pays tiers considérés comme étant « sûrs » évolue. Elle compte deux pays en moins : la Serbie et le Monténégro ont été exclus.

Selon l’agence Reuters, la France a tenté de faire sortir l’Algérie et le Maroc de la liste. Les deux pays connaissent ces derniers jours une recrudescence des cas de coronavirus qui les a obligés à reconfiner partiellement des régions. Mais elle n’a pas réussi à convaincre ses partenaires européens.

Une majorité de pays de l’UE a opté pour le maintien de ces deux pays dans la liste des pays sûrs, considérant que le nombre de cas de contaminations à la maladie de coronavirus Covid-19 demeure encore relativement bas dans chacun des pays. Les deux pays restent dans la liste même s’ils maintiennent leurs frontières fermées.

Voici la nouvelle liste mise à jour ce mardi : l’Algérie, l’Australie, le Canada, la Chine, la Géorgie, le Japon, le Maroc, la Nouvelle Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay.

A l’intérieur de l’Europe

Au sein des pays de l’UE et de l’espace Schengen, les frontières sont ouvertes pour les ressortissants européens. Mais les règles d’accueil différent d’un pays à l’autre.

Les voyageurs en provenance d’un pays européen peuvent circuler librement en Italie et ne sont plus soumis à une quarantaine. L’Espagne exige seulement de remplir un formulaire pour les voyageurs qui arrivent par avion.

En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie, sur son site internet, la liste des régions concernées par des mesures de quarantaine.

C’est la même logique qui s’applique en Allemagne, où une « quarantaine obligatoire de 14 jours s’applique dans presque tous les États fédéraux » pour les « voyageurs arrivant d’un pays classé comme une zone à risque selon le site web de l’Institut Robert Koch », rapporte La Tribune.

En Suède, les frontières sont ouvertes mais plusieurs pays déconseillent (comme la France) ou interdisent carrément les voyages (La Belgique) vers ce pays qui reste touché par l’épidémie.

La Grèce impose à tous les voyageurs, quel que soit leur mode de transport, de remplir un questionnaire au moins 48h avant leur arrivée.

La Belgique a classé plusieurs pays européens en « zone rouge » (Finlande, Malte, Norvège, Suède) ainsi que certaines régions d’Espagne et du Portugal et une ville du Royaume-Uni (Leicester). Les voyages sont interdits de et vers ces endroits.

Par ailleurs, la Belgique refuse d’accéder à la demande du Conseil de l’UE d’accepter également les ressortissants issus de la liste de 14 autres pays (15, avec la Chine). C’est aussi le cas de la Hongrie qui refuse d’appliquer les recommandations européennes.

Les restrictions sont plus dures encore en Finlande, où « les déplacements non-essentiels et les voyages d’agrément […] ne sont toujours pas permis ».

Quant à la Norvège, elle autorisera de nouveau les voyages en provenance de certains États de l’EEE et de l’Espace Schengen à compter du 15 juillet.

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