Casablanca se transforme à grande vitesse. Désignée parmi les villes hôtes de la Coupe du monde 2030, que le Maroc organisera avec l’Espagne et le Portugal, la métropole économique du royaume accélère ses chantiers de mobilité. Réseau express régional, extension du tramway, modernisation des lignes de l’ONCF, nouveaux bus à haut niveau de service : la ville veut relier ses quartiers, son aéroport et son futur grand stade dans des délais serrés. Pour les habitants comme pour les visiteurs, ces travaux dessinent une nouvelle façon de circuler dans l’agglomération d’ici la fin de la décennie.
Ce qu’il faut retenir
- Casablanca fait partie des villes marocaines mobilisées pour la Coupe du monde 2030.
- L’ONCF modernise ses infrastructures ferroviaires et développe une desserte de type express régional.
- Le tramway continue de s’étendre et s’accompagne de lignes de bus à haut niveau de service.
- Les liaisons vers l’aéroport Mohammed V et les grands équipements sont au centre des priorités.
- Ces chantiers visent à réduire la congestion et à améliorer les déplacements quotidiens.
Casablanca à l’heure du Mondial 2030
La Coupe du monde 2030 sert de calendrier accélérateur pour toute une série de projets urbains. Première ville du pays par sa population et son poids économique, Casablanca concentre une part importante des investissements liés à l’événement. La perspective d’accueillir des matchs et des flux de supporters internationaux impose une remise à niveau des transports, des accès et des équipements. Les autorités locales et nationales présentent la mobilité comme le pivot de cette préparation.
L’enjeu dépasse le seul événement sportif. Les responsables marocains évoquent régulièrement un héritage durable, c’est-à -dire des infrastructures qui resteront utiles aux habitants bien après 2030. La logique consiste à profiter de l’échéance pour rattraper des retards accumulés et fluidifier une agglomération marquée par une forte congestion routière aux heures de pointe.

Le RER et les chantiers ferroviaires de l’ONCF
L’Office national des chemins de fer joue un rôle central dans cette transformation. L’ONCF poursuit la modernisation de son réseau autour de Casablanca, avec l’objectif de proposer une desserte cadencée de type express régional entre le centre et les pôles voisins. Ces liaisons ferroviaires doivent offrir une alternative crédible à la voiture pour les trajets domicile-travail et pour rejoindre les grands équipements de l’agglomération.
La desserte de l’aéroport Mohammed V figure parmi les priorités affichées. Relier plus efficacement le terminal au centre-ville constitue un enjeu direct pour les visiteurs internationaux attendus. En parallèle, le développement du réseau à grande vitesse au niveau national renforce la place de Casablanca comme carrefour ferroviaire, connecté aux autres villes hôtes du pays.
L’extension du tramway et des bus à haut niveau de service
Le tramway de Casablanca, en service depuis plusieurs années, continue de grandir. Le réseau s’est étoffé au fil des lignes successives et de nouvelles extensions sont programmées pour couvrir davantage de quartiers. À ce maillage s’ajoutent des lignes de bus à haut niveau de service, qui circulent sur des voies dédiées et offrent une fréquence plus proche de celle d’un tramway, à un coût d’aménagement moindre.
L’idée est de construire un réseau intégré plutôt qu’une simple addition de lignes. Tramway, bus rapides et desserte ferroviaire doivent se compléter pour permettre des trajets combinés à travers la métropole. Cette approche multimodale vise à désengorger les grands axes routiers et à rendre les transports collectifs plus attractifs pour les Casablancais. Pour situer la ville et ses quartiers, notre guide de Casablanca, métropole économique du Maroc offre un bon point de départ.
La mobilité est présentée comme le socle de la préparation de Casablanca, avec des infrastructures pensées pour durer au-delà de 2030.
Ce que ça change pour les habitants et les visiteurs
Pour les habitants, la promesse est celle de déplacements plus fluides. Un réseau de transports mieux connecté peut réduire les temps de trajet quotidiens et alléger la pression sur les axes routiers saturés. Les périodes de travaux entraînent toutefois des perturbations temporaires, déviations et chantiers visibles dans plusieurs quartiers, le temps que les nouvelles lignes soient livrées.
Pour les visiteurs, ces investissements facilitent l’accès à la ville. Rejoindre le centre depuis l’aéroport, circuler entre les sites d’intérêt ou se déplacer vers les autres villes du pays devrait devenir plus simple. Les voyageurs qui préparent un séjour peuvent suivre l’évolution du contexte marocain, par exemple à travers notre point d’actualité sur le Maroc pour les voyageurs français.
Un chantier à suivre d’ici 2030
Les prochaines années seront rythmées par des livraisons successives. Entre extensions de tramway, montée en puissance de la desserte ferroviaire et nouvelles lignes de bus rapides, Casablanca avance par étapes vers l’échéance de 2030. Le rythme des travaux et la coordination entre les différents acteurs détermineront le résultat final.
| Chantier de mobilité | Échéance visée |
|---|---|
| Extensions du tramway | Progressif jusqu’en 2030 |
| Desserte express régionale ONCF | En développement |
| Bus à haut niveau de service | Déploiement par étapes |
| Liaison vers l’aéroport Mohammed V | Priorité affichée |
| Coupe du monde | 2030 |
Questions fréquentes
Pourquoi Casablanca investit-elle autant dans la mobilité ?
La ville est l’une des hôtes de la Coupe du monde 2030, ce qui accélère des projets de transport destinés à rester utiles bien après l’événement.
Le tramway de Casablanca va-t-il encore s’étendre ?
Oui, le réseau existant continue de se développer et s’accompagne de lignes de bus à haut niveau de service pour couvrir davantage de quartiers.
Ces travaux gênent-ils les déplacements aujourd’hui ?
Les chantiers entraînent des perturbations temporaires, mais l’objectif final est de fluidifier durablement la circulation dans l’agglomération.
Sources
Le mot de Julien
Casablanca me fascine parce qu’elle avance sans attendre. En parcourant ses avenues, on sent déjà la ville d’après, celle qui relie ses quartiers par le rail et le tramway plutôt que par des embouteillages sans fin. Le Mondial 2030 sert de moteur, mais l’essentiel se joue ailleurs, dans la vie quotidienne des habitants qui gagneront du temps chaque matin. Je conseille aux voyageurs de suivre ces chantiers avec curiosité et un peu de patience, car ils changeront durablement la façon de découvrir la métropole. Rendez-vous d’ici la fin de la décennie pour mesurer le chemin parcouru.
Julien Juchereau






